Aller au contenu
Stroogee Contact

Pratique

Les cinq vérifications d’automne qui évitent les dégâts d’hiver

Gouttières, joints, chauffage, purge, coupure d’eau extérieure. Une demi-journée en octobre contre une facture en février.

Par La rédaction 6 min

L’essentiel des sinistres domestiques hivernaux vient de choses vérifiables en octobre, à coût nul ou presque. Voici l’ordre par lequel commencer.

1. Les gouttières et les descentes

C’est le poste numéro un, et le plus ingrat.

Une gouttière obstruée par les feuilles déborde. L’eau ruisselle le long de la façade, sature l’enduit, s’infiltre au niveau des appuis de fenêtre, et finit au pied du mur où elle attaque les fondations.

Attendez que les arbres soient dépouillés, videz, rincez au jet, vérifiez que l’eau part bien par la descente. Un test simple : versez un seau d’eau en haut et écoutez.

Vérifiez aussi où débouche la descente. Une descente qui rejette au pied du mur au lieu du réseau est la cause la plus fréquente d’humidité en bas de façade.

2. Les joints et les points d’entrée

Faites le tour du bâti par l’extérieur, à hauteur d’œil puis à ras du sol.

Cherchez : joints de menuiseries craquelés, mastic décollé sur les appuis, tuiles déplacées visibles depuis le sol, faîtage, solins de cheminée. Une tuile cassée en octobre coûte quelques euros ; la même en février, avec un plafond taché, coûte un chantier.

À l’intérieur, sentez les courants d’air autour des portes et fenêtres. Un joint adhésif à quelques euros le mètre règle la plupart des cas.

3. Le chauffage, avant d’en avoir besoin

Faites l’entretien de la chaudière maintenant. L’entretien annuel est obligatoire pour les chaudières gaz, fioul, bois et charbon d’une puissance donnée, et les chauffagistes sont débordés dès les premiers froids.

Pour une pompe à chaleur, l’entretien périodique est également encadré selon la puissance de l’installation.

Allumez le chauffage une journée en septembre, même s’il fait doux. C’est le moment de découvrir qu’un radiateur reste froid, pas le premier soir de gel.

4. Purger les radiateurs

Un radiateur chaud en bas et froid en haut contient de l’air. Il chauffe mal et l’installation consomme davantage.

Chauffage éteint et refroidi, ouvrez la vis de purge avec un chiffon et un récipient, laissez sortir l’air jusqu’à ce que l’eau vienne, refermez. Commencez par les radiateurs les plus bas et finissez par les plus hauts.

Vérifiez ensuite la pression du circuit au manomètre de la chaudière et rajoutez de l’eau si nécessaire.

5. Couper l’eau extérieure

Le geste le plus rentable de la liste.

Fermez la vanne qui alimente les robinets extérieurs, puis ouvrez le robinet extérieur pour vider la canalisation. L’eau restée dans le tuyau gèle, se dilate et fend le cuivre ou le PER. La fuite apparaît au dégel, souvent dans un mur.

Rangez les tuyaux d’arrosage vidés, et videz les récupérateurs d’eau de pluie ou laissez leur robinet ouvert.

Le quart d’heure en plus

Vérifiez les piles des détecteurs de fumée — l’hiver est la saison des incendies domestiques. Et repérez, si ce n’est pas fait, où sont les vannes d’arrêt d’eau et de gaz, et le disjoncteur général.

Le jour où ça fuit, chercher la vanne coûte cher à la minute.

À lire ensuite